Techniques contre le frelon

cannepuisetteLes apiculteurs sont des gens ingénieux, comme tous ceux qui savent sortir le nez du guidon pour passer un peu de temps à observer, réfléchir et tester. Cherchant par divers canaux (web, réseau personnel) ce qui se pratique pour lutter contre le frelon asiatique, j’essaie déjà ce qui est le plus facile à mettre en place, à mon niveau :

museliere_coteAinsi, j’ai construit une muselière puis abandonné l’idée de l’installer à l’entrée de la ruche. Les mailles du grillage galvanisé, de 6 mm, permettent de bloquer le frelon et de laisser passer les abeilles. Les ouvertures dans les parois latérales offrent une vision panoramique tout en allégeant la structure. Plaquée devant la planche d’envol, maintenant le frelon à distance, elle est censée réduire le stress des gardiennes amassées en grappe. Mais je n’ai pas osé l’installer, pour ne pas freiner le flux des allers-retours, qui me semble s’être adapté à la menace Velutina.

Pour la lutte à arme blanche, en corps-à-corps, mieux vaut l’épuisette que la raquette de badminton. C’est la technique de Frédo, de l’association Biz-biz. Avec la raquette, on a vite fait de tuer une abeille, en visant le Velutina.
Alors que l’épuisette permet de rabattre vers le sol sa proie, et de prendre le temps de regarder si le frelon a été le seul prisonnier. Il m’est également arrivé plusieurs fois d’attraper un frelon qui venait lui-même de capturer une abeille, et le seul fait d’être enfermé dans le filet lui fait instantanément lâcher sa proie. Il est ainsi possible de laisser partir l’abeille puis d’écraser le frelon.

Mon épuisette vient d’un magasin de sports, c’est un jouet d’enfant acheté en début d’été.
Son manche en plastique s’est déjà cassé 4 fois et, à chaque fois, 15 à 20 cm me restaient dans la main. Si bien qu’au plus fort des batailles, en ce début d’octobre, j’avais l’impression d’aller au combat avec une passoire à nouilles! Ça vrombissait de partout autour de moi, abeilles comprises, et j’avais l’impression qu’elles ne me considéraient plus comme un allié (je ne me protège pas).
J’ai donc changé de manche en adaptant celui d’une canne à pêche télescopique. C’est beaucoup plus pratique pour aller dans les endroits difficiles d’accès, et les frelons s’en vont s’ils se sentent trop harcelés.

Ici, je veux signaler une chose : depuis juillet, je tue en moyenne au moins 3 frelons par jour, donc plus d’une centaine à mon actif. Or, pas une seule fois je n’ai été piqué, c’est-à-dire que les frelons ont toujours essayé de m’intimider en volant autour de moi, souvent en me rasant, mais sans jamais vouloir se poser sur moi pour me piquer. Pourquoi? Mystère. Mais c’est ainsi depuis plus de trois mois et demi.

Une autre technique, que m’a donné Jean-François Cirette (apiculteur auprès de qui je prends régulièrement conseil, le dimanche sur le marché des Chartrons à Bordeaux), est de disposer un miroir face à l’entrée de la ruche. Les abeilles, qui ont déjà repéré la ruche avec précision, ne tombent pas dans le panneau. Le frelon, si, qui paraît-il va se cogner contre le miroir. Je viens de mettre cela en place aujourd’hui, nous verrons…
Maintenant que le frelon est arrivé à Paris, il faudrait tester l’installation d’une ruche dans la Galerie des glaces, à Versailles!

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