Airbnbee, le retour

Je m’aperçois que mon dernier article date d’un an, précisément après Pentecôte 2017, date de l’essaimage de ma ruche. Bon, on ne va pas tourner autour du pot de miel : cet essaimage avait causé un affaiblissement de la colonie, et la nouvelle reine n’avait pas énormément pondu, ce qui fait qu’aux abords de l’hiver, avec la pression grandissante des frelons asiatiques, c’est un tout petit essaim qui survivait.

Les réserves ne manquaient pas, mais l’essaim ne semblait pas vaillant. Et en janvier, rien ne bougeait, contrairement à l’année passée. Un jour de février suffisamment chaud, j’ai ouvert la ruche : las, mort des abeilles, la plupart sur le plancher, mais, fait étrange, d’autres semblaient pétrifiées sur place, dans les alvéoles, seules ou en petites grappes. On se serait cru à Pompéi, comme si elles avaient été surprises par le nuage de cendres, alors qu’elles vaquaient à leurs occupations.

Je n’ai pas d’explication sur la cause de cette mort, mais 2 ou 3 apiculteurs amateurs m’ont décrit le même phénomène chez eux, avec suffisamment de miel resté intact dans les cellules, preuve qu’elles ne sont pas mortes de faim.

Tristesse, de février à mai. Depuis avril, je retente l’expérience d’attirer un essaim, en chauffant cire et propolis une fois par semaine, en installant quelques rayons noircis, en testant plusieurs volumes différents (6 barrettes, puis 9, puis 12, et à nouveau 6…), en remettant un peu de Charme abeilles, et même, dernièrement, en déposant un petit morceau de cire noire contenant un peu de miel operculé à picorer, sur la planche d’envol.

Pentecôte 2018. A croire que cette date a un sens pour l’abeille bordelaise, il y a une grande excitation : dimanche et lundi, une cinquantaine d’abeilles volent constamment à l’entrée de la ruche. Si ce n’était que des pillardes, il n’y aurait pas tant de mouvement… Je passe du temps à observer ce qui ressemble à un soleil d’artifice en continu, je me dis « si ce sont les éclaireuses, l’essaim ne devrait pas tarder », mais ce ballet dure 2 jours, avec quand même quelques mouvements d’entrée-sortie.

Le mardi suivant Pentecôte, l’après-midi, je vois quelques abeilles rentrer… avec du pollen! Ça alors! quelle surprise! Donc l’essaim et la reine ont encore dû arriver à un moment où je n’étais pas là. Peut-être dimanche, en fin de matinée?

Je vais laisser deux ou trois jours se passer, pour qu’elles s’installent en confiance, avant d’ouvrir le toit et d’agrandir leur espace vital de 2 barrettes supplémentaires.

Content que vous soyez de retour, les filles!

le_retour

mais_oui_deja_au_boulot

 

Une réflexion sur “Airbnbee, le retour

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s