Préparer le bois

J’ai profité de l’hiver pour optimiser les jours de beau temps en terrasse, à scier, coller, visser les éléments de la ruche. Autant le dire tout de suite : ne prévoyez pas de faire des économies si vous n’êtes pas déjà outillé! Mais l’investissement matériel servait mon but : bâtir un abri qui tienne la route et, si possible, réussir dans la foulée à y attirer un essaim. Pour cela, le temps passé a été un pur plaisir, et il me tardait ces moments, dans le garage transformé en atelier, où je pouvais tourner les pages du plan de montage extrêmement bien conçu par M. Javaudin.

J’avais choisi son modèle en palettes cimentières. Il m’a fallu 1 mois de recherches dans divers lieux pour comprendre qu’il existe presque autant de formes de palettes que d’avenants aux directives sur la politique industrielle du marché intérieur de l’Union Européenne. Et donc pour vérifier que chaque palette trouvée ici ou là correspondait bien à un nouveau modèle, différent des précédents mais jamais le bon. Après avoir sillonné divers chantiers et autres endroits improbables de ma ville et sa périphérie, je me suis résolu à acheter 5 palettes à une société de récupération, située à 500 mètres de chez moi… Pour les 10 € que ça m’a coûté, j’aurais mieux fait de commencer par là. Une 6e palette m’a été offerte par l’entreprise, et c’était nécessaire, car il y a eu de la casse.

Pour désolidariser les planches, j’ai acheté une scie sabre premier prix, chez le Roy Arthur (ben oui, Merlin, c’est le magicien). Ne prenez pas leur modèle sans fil, qui n’a aucune puissance. J’ai également acheté une lame métal plus performante que celle fournie. Pour passer la lame entre 2 planches, il m’a fallu créer un interstice, en tapant sur l’une d’elles avec un maillet en caoutchouc, près des clous. Ces clous spéciaux sont très résistants, d’où la casse, lorsque les planches sont fragilisées. Une fois séparées, les planches doivent être déclouées. Là, ce n’est pas difficile, mais il faut un marteau et un chasse-clou approprié au diamètre du trou.

Quand toutes les planches sont déclouées, il faut les poncer. C’est vraiment obligatoire, et ce doit être fait avec une ponceuse à bande. J’ai utilisé un grain de 80, ce qui permet de gratter en profondeur et de débarrasser la planche de son aspect gris, ainsi que du ciment qui peut encore adhérer. L’intérêt est également de moins dépenser de bandes qu’avec un grain plus fin. Penser également à chanfreiner les bords (poncer les angles), pour ne pas se planter d’écharde en manipulant le bois.

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